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7/17/2026

Plan Santé au Travail 2026-2030 : ce que le rapport officiel dit du travail isolé et pourquoi c'est une bonne nouvelle pour vos DUERP

Les 5 priorités du Plan Santé au Travail 2026-2030, avec les chiffres exacts du rapport officiel et ce qu'un dispositif PTI/DATI apporte concrètement pour chacune.

Nous avons lu le rapport officiel du Plan Santé au Travail (PST) 2026-2030, publié par le ministère du Travail et des Solidarités. 176 pages, 4 axes, 10 objectifs et cinq priorités fixées noir sur blanc par le ministre Jean-Pierre Farandou dans son édito :

  1. la prévention des accidents graves et mortels ;
  2. la promotion de la santé des femmes au travail ;
  3. la prévention des risques liés au changement climatique ;
  4. la réduction de l'absentéisme au travail ;
  5. la promotion de la santé mentale, grande cause nationale en 2025 et 2026.

Cinq priorités qui, à première vue, n'ont rien de commun avec un boîtier d'alerte porté par un salarié isolé. Et pourtant, en creusant le rapport, quatre des cinq recoupent directement des situations qu'un dispositif de protection du travailleur isolé (PTI) est conçu pour couvrir. Voici, priorité par priorité, ce que dit le rapport et ce que ça change concrètement.

1. Prévention des accidents graves et mortels

Le rapport ne parle pas d'une explosion des accidents mortels ; c'est un point que certaines lectures rapides ont mal interprété. Il indique très précisément qu'après une baisse pendant plusieurs décennies, le nombre d'accidents du travail mortels a atteint un plancher depuis les années 2010, avec 824 accidents du travail mortels recensés en 2024 (764 pour le régime général, 60 pour le régime agricole).

Ce que le rapport souligne, c'est que les circonstances restent souvent évitables : absence d'évaluation des risques, mesures de prévention insuffisantes, déficit de formation. Les causes principales sont les malaises, les accidents de la route en mission, les équipements de travail dangereux et les chutes de hauteur; quatre situations où, pour un salarié seul, l'absence de témoin transforme un incident gérable en accident grave.

Ce que ça change : l'Alerte de Perte de Verticalité (détection automatique de chute ou d'immobilité) et le bouton d'alerte rouge manuel permettent de déclencher une intervention même quand le salarié n'est plus en mesure d'agir  vers notre Centre de Télésurveillance, disponible 24h/24 et 7j/7, avec une prise en charge en moins de 3 secondes.

2. Santé des femmes au travail

C'est l'un des passages les plus documentés du rapport, et l'un des moins relayés jusqu'ici. Le nombre d'accidents du travail chez les femmes est en hausse continue de +26 % entre 2000 et 2023, alors qu'il recule de -25 % dans la population globale. Les femmes sont davantage victimes de chutes de plain-pied (18 % contre 10 % chez les hommes), de chutes de hauteur (12 % contre 11 %) et d'agressions, à hauteur de 8 % contre seulement 3 % chez les hommes. Les secteurs les plus touchés : commerce de détail (13,2 %), aide et services à domicile (12,5 %), hébergement médico-social (12 %), santé humaine (8,3 %).

Le rapport va plus loin, dans la partie consacrée aux violences sexuelles et sexistes au travail (VSST). Le texte y est sans ambiguïté :

« [Le] risque [de VSST] est majoré lorsque l'organisation de travail ne permet pas de prévenir les situations à risque (ex : poste de travail isolé, travail de nuit, déplacements professionnels, etc.). »

C'est l'une des formulations les plus directes jamais publiées par un plan santé au travail sur ce sujet : le gouvernement nomme le travail isolé, aux côtés du travail de nuit et des déplacements professionnels, comme facteur organisationnel aggravant le risque de violence.

Ce que ça change : un bouton d'alerte discret, activable sans geste visible, donne à une salariée en intervention seule chez un particulier, en horaires décalés, face à du public ; un moyen d'alerter le Centre de Télésurveillance sans avoir à composer un numéro ni attirer l'attention.

3. Prévention des risques liés au changement climatique

Le rapport cite ici le décret n°2025-482 du 27 mai 2025 relatif à la protection des travailleurs contre les risques liés à la chaleur, qui renforce les obligations des employeurs : température adaptée des locaux, prise en compte des conditions atmosphériques dans le choix des équipements de protection individuelle. Les épisodes de fortes chaleurs, en hausse, dégradent les conditions de travail dans de nombreux secteurs et augmentent le risque d'accident  en particulier pour les salariés qui interviennent seuls en extérieur (BTP, agriculture, livraison, maintenance).  

Ce que ça change : le Check-In régulier permet de s'assurer qu'un salarié exposé à une forte chaleur va bien à intervalles définis, et la détection d'immobilité peut signaler un malaise avant qu'il ne s'aggrave — utile précisément pour documenter la mesure de prévention exigée par le décret pour les postes isolés en extérieur.

Lire notre article sur : Mort d'un charpentier de 19 ans sur un chantier : la canicule tue, nos dispositifs peuvent sauver!

4. Réduction de l'absentéisme au travail

Le rapport relève un point qu'on ignore souvent : l'écart d'absentéisme pour arrêt maladie s'accroît entre les femmes et les hommes, en partie à cause de la sous-estimation de l'exposition des femmes aux risques professionnels et d'une prévention insuffisante. Le plan mise sur la détection précoce des salariés à risque de désinsertion professionnelle pour limiter l'absentéisme qui en découle.

Ce que ça change : notre plateforme SoloProtect Insights documente, pour chaque salarié isolé, l'historique des alertes et des interventions. Cette donnée, souvent absente des DUERP, permet de mettre en évidence une exposition au risque qui serait sinon restée invisible et de justifier les mesures de prévention qui, à terme, réduisent la fréquence et la gravité des arrêts.

5. Santé mentale, grande cause nationale 2025-2026

Le plan construit une offre claire de prévention des risques psychosociaux (RPS) pour les TPE-PME (Action 5.3), la santé mentale étant déclarée grande cause nationale en 2025 et 2026. Le sentiment d'isolement  au sens propre comme au sens psychologique est l'un des facteurs de RPS que le rapport cite explicitement (charge de travail, faible soutien social, manque d'autonomie).

Ce que ça change : savoir qu'un interlocuteur réel est joignable 24h/24 en cas de besoin et pas seulement en cas d'urgence vitale change la charge mentale perçue par un salarié qui travaille seul au quotidien. Ce n'est pas qu'un dispositif de sécurité : c'est aussi un signal de présence pour des équipes dispersées.

En résumé

Le Plan Santé au Travail 2026-2030 fixe cinq priorités qui semblent, à première lecture, très éloignées d'un boîtier d'alerte. Mais en les lisant une à une, elles décrivent des situations que la protection du travailleur isolé adresse directement : l'accident qui survient sans témoin, la violence en poste isolé, le malaise lié à la chaleur en extérieur, et l'exposition au risque qui reste invisible faute de traçabilité.

SoloProtect accompagne les entreprises de tous secteurs:  commerce, santé et médico-social, services à domicile, BTP, transport et logistique  dans la protection de leurs salariés isolés. Réservez une démonstration gratuite et sans engagement.

Source : Plan Santé au Travail 2026-2030, ministère du Travail et des Solidarités

Foire aux questions

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