Travailleurs à risque : les bonnes pratiques pour une protection efficace | Webinaire SoloProtect
Ce webinaire SoloProtect revient sur les bonnes pratiques pour mieux identifier et protéger les travailleurs à risque. Il aborde l’évaluation des situations d’isolement, l’intégration des risques au DUERP, le rôle des solutions PTI/DATI, l’importance de la chaîne d’alerte et l’accompagnement des collaborateurs. L’objectif : aider les entreprises à mieux anticiper les situations dangereuses et à réagir efficacement lorsqu’un salarié se retrouve seul face à un problème.

Lorsqu’on parle de travailleurs isolés, on pense souvent à une personne qui travaille seule sur un site, à un technicien en intervention ou encore à un salarié présent dans un entrepôt en dehors des horaires habituels.
Pourtant, la réalité est beaucoup plus large.
Un collaborateur peut être entouré de personnes et malgré tout se retrouver seul face à une situation dangereuse : une agression, un malaise, une chute, un accident ou simplement une situation dans laquelle il n’est pas en mesure de demander de l’aide rapidement.
C’est autour de cette réflexion que nous avons organisé notre webinaire « Travailleurs à risque : les bonnes pratiques pour une protection efficace », présenté par Balsamie Deleval, Responsable du développement de SoloProtect en France.
L’objectif : aider les entreprises à mieux identifier les personnes réellement exposées, à comprendre les risques auxquels elles peuvent être confrontées et à mettre en place une démarche de prévention adaptée.
Un travailleur à risque n’est pas forcément un travailleur seul
L’une des premières questions abordées pendant le webinaire était volontairement simple :
Savons-nous réellement qui sont les personnes à risque dans notre organisation ?
Le travail isolé ne concerne pas uniquement les salariés qui exercent physiquement seuls.
Cela peut également concerner :
- un technicien intervenant chez un client ;
- un commercial régulièrement en déplacement ;
- un salarié en contact avec le public ;
- une personne travaillant sur un site très étendu ;
- un collaborateur qui commence tôt ou termine tard ;
- une personne intervenant au domicile d’un client, d’un patient ou d’un usager ;
- ou encore un salarié temporairement séparé de ses collègues.
Dans toutes ces situations, la question importante n’est donc pas uniquement « qui travaille seul ? », mais plutôt :
« Qui peut, à un moment donné de sa journée de travail, se retrouver seul face à un problème ? »
Ce changement de perspective permet d’identifier des situations de vulnérabilité qui peuvent facilement passer inaperçues lors d’une première évaluation.
Le risque dépend aussi des conditions dans lesquelles l’incident se produit
Une chute, un malaise ou une blessure n’auront pas nécessairement les mêmes conséquences selon l’environnement.
Une personne qui chute avec plusieurs collègues autour d’elle pourra généralement être aidée rapidement.
La même chute, dans une zone isolée où personne ne voit ou n’entend le salarié, peut avoir des conséquences beaucoup plus graves.
D’autres facteurs peuvent également augmenter la vulnérabilité :
- un environnement inconnu ;
- une difficulté d’accès ;
- une mauvaise couverture mobile ;
- des déplacements réguliers ;
- l’impossibilité de déterminer rapidement la localisation du salarié ;
- ou encore l’incapacité de la personne à utiliser son téléphone.
Le délai nécessaire pour identifier le problème et apporter de l’aide devient alors un élément essentiel de la prévention.
Une question simple peut aider les entreprises à évaluer leur organisation :
Si l’un de nos collaborateurs rencontrait un problème maintenant, combien de temps nous faudrait-il pour nous en rendre compte ?
Identifier le risque avant de choisir la solution
Un autre point essentiel abordé pendant le webinaire concerne la place des solutions PTI et DATI dans la démarche de prévention.
Identifier un travailleur isolé et lui fournir immédiatement un dispositif d’alerte ne suffit pas.
Avant de choisir une solution technique, l’entreprise doit d’abord analyser la situation :
Qui est exposé ? À quel risque ? Dans quelles circonstances ? Et peut-on éviter ou réduire cette exposition ?
Lorsque le risque ne peut pas être supprimé, plusieurs actions peuvent être envisagées : modifier l’organisation du travail, mettre en place des binômes dans certaines situations, adapter les horaires, revoir une procédure ou encore renforcer la formation des collaborateurs.
Les risques identifiés doivent également être intégrés dans la démarche d’évaluation des risques de l’entreprise et dans le DUERP.
Le DATI intervient ensuite comme un élément complémentaire de cette stratégie.
Un dispositif d’alerte ne remplace pas la prévention : il s’intègre dans une démarche globale de protection.
Le terrain doit rester au cœur de l’évaluation
Une organisation peut avoir défini des procédures parfaitement claires sur le papier sans qu’elles correspondent totalement à la réalité quotidienne des équipes.
C’est pourquoi les retours des collaborateurs sont particulièrement importants.
Les accidents doivent évidemment être analysés, mais il est également utile de s’intéresser aux presque-accidents, aux incivilités et aux situations dans lesquelles une personne ne s’est pas sentie en sécurité.
Ces informations permettent parfois d’identifier un risque avant qu’un événement plus grave ne se produise.
Cette démarche est particulièrement importante pour les nouveaux arrivants, les jeunes travailleurs ou les intérimaires, qui connaissent moins bien leur environnement, les procédures et les personnes à contacter.
L’évaluation des risques ne doit donc pas être figée.
Les équipes changent. Les missions évoluent. Les sites sont modifiés. De nouvelles situations apparaissent.
La démarche de prévention doit évoluer avec l’entreprise.
Le téléphone est-il toujours suffisant ?
C’est une remarque que nous entendons régulièrement : « Nos collaborateurs ont déjà un téléphone. »
Le téléphone est bien sûr un moyen de communication utile, mais il faut se demander s’il peut réellement être utilisé dans toutes les situations.
Une personne victime d’un malaise peut être incapable de déverrouiller son téléphone et d’appeler.
Lors d’une agression, sortir son téléphone devant l’agresseur pour demander de l’aide peut être impossible ou augmenter le risque.
C’est pour cette raison que certaines solutions PTI permettent non seulement de déclencher volontairement une alerte, mais également de détecter certaines situations d’incapacité grâce à différents mécanismes, par exemple l’absence de mouvement, la perte de verticalité ou la détection d’une chute.
L’objectif reste le même : permettre à la personne d’obtenir de l’aide même lorsqu’elle n’est plus capable de demander assistance elle-même.
Une alerte n’est que le début de la chaîne de protection
Lorsqu’une entreprise choisit une solution PTI, il est facile de concentrer son attention sur le dispositif : le bouton d’alerte, l’application ou l’appareil porté par le salarié.
Mais le déclenchement de l’alerte n’est que la première étape.
Il faut également se demander :
- Qui reçoit l’alerte ?
- Quelles informations cette personne possède-t-elle sur le salarié ?
- Peut-elle déterminer rapidement sa localisation ?
- Comment la situation est-elle évaluée ?
- Qui doit ensuite être contacté ?
- Comment les secours ou les personnes désignées sont-ils mobilisés ?
La protection repose donc sur une chaîne complète :
Déclenchement de l’alerte → réception → localisation → évaluation de la situation → escalade → intervention.
C’est l’ensemble de cette chaîne qui doit être réfléchi et testé.
Et dans les zones où la couverture mobile est faible ?
Cette question a également été posée lors du webinaire.
Les travailleurs isolés peuvent intervenir dans des zones où le réseau mobile est limité, voire temporairement absent.
Selon la situation et la solution utilisée, plusieurs réponses peuvent être envisagées, notamment l'utilisation d'un dispositif dédié équipé d'une carte SIM multi-opérateurs, capable de rechercher les réseaux mobiles disponibles.
Certaines solutions peuvent également utiliser une connexion Wi-Fi lorsqu’elle est disponible.
Pour les zones totalement dépourvues de réseau, des fonctionnalités spécifiques, telles qu’un minuteur avant l’entrée dans une zone blanche, peuvent également contribuer à renforcer la sécurité du collaborateur.
Il est donc important d’intégrer la couverture réseau dans l’évaluation des risques avant de choisir une solution PTI.
L’adoption par les collaborateurs est aussi importante que la technologie
Même le meilleur dispositif de protection devient inutile s’il reste dans un tiroir.
Le choix de la technologie n’est donc qu’une partie du travail.
Pour qu’une démarche PTI fonctionne réellement, les collaborateurs doivent comprendre pourquoi la solution est mise en place, savoir comment l’utiliser et avoir confiance dans le dispositif.
Cela passe notamment par :
- une bonne communication lors du déploiement ;
- la formation des utilisateurs ;
- des tests réguliers ;
- un dialogue ouvert avec les équipes ;
- le suivi de l’utilisation ;
- et un accompagnement dans le temps.
Une entreprise évolue en permanence. De nouvelles personnes arrivent, d’autres changent de fonction ou quittent l’organisation.
La démarche de protection doit donc être suivie dans la durée.
5 questions à poser dans votre organisation
Pour commencer ou revoir votre démarche de prévention, voici cinq questions issues de notre webinaire :
1. Avons-nous réellement identifié toutes les personnes à risque dans notre organisation ?
Pas uniquement celles qui travaillent physiquement seules, mais également celles qui peuvent ponctuellement se retrouver seules face à un problème.
2. Notre DUERP reflète-t-il vraiment la réalité du terrain ?
Les procédures et évaluations doivent prendre en compte l’expérience et les remontées des collaborateurs.
3. Nos salariés nous parlent-ils également des presque-accidents et des situations où ils se sentent en insécurité ?
Ces signaux peuvent permettre d’agir avant qu’un accident grave ne se produise.
4. Notre moyen de protection fonctionnerait-il si la personne était incapable d’utiliser son téléphone ou de demander ouvertement de l’aide ?
C’est une question essentielle lorsqu’on analyse les risques de malaise, de chute ou d’agression.
5. Avons-nous déjà testé toute la chaîne d’alerte ?
Du déclenchement jusqu’à l’intervention, en passant par la réception de l’alerte, la localisation, l’évaluation de la situation et l’escalade.
Voir le webinaire en replay
La protection des travailleurs isolés commence avant tout par une bonne compréhension de la réalité du terrain.
Plutôt que de se demander uniquement « qui travaille seul dans notre entreprise ? », il est souvent plus pertinent de se demander :
« Qui pourrait se retrouver seul face à un problème, et notre organisation serait-elle prête à réagir si cela arrivait demain ? »
Vous souhaitez approfondir le sujet ?
Retrouvez ci-dessous le replay complet de notre webinaire « Travailleurs à risque : les bonnes pratiques pour une protection efficace ».
Vous souhaitez également faire le point sur la protection de vos collaborateurs ou sur votre dispositif PTI actuel ? Contactez l’équipe SoloProtect pour échanger sur votre organisation et vos besoins.
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